Le 14 décembre 2020

Véronique, Auxiliaire de Vie Sociale (Tours Est)

Véronique 59 ans dans la profession depuis février 1983, de l’aide-ménagère, aide a domicile, à l’auxiliaire de vie toujours sur le même secteur : Tours Est.

Qui sommes nous ?

Des professionnels du domicile: des femmes principalement impliquées, dévouées et bienveillantes qui aidons quotidiennement nos aînés et personnes fragilisées à leur domicile 7 jours sur 7 et 365 jours de l’année.

Que faisons nous ?

« Aider les usagers dans les actes essentiels de la vie quotidienne ainsi que l’approvisionnement des courses alimentaire ou autres. Un travail d’écoute, un rôle social et préventif, accompagnements, maintenir le lien  social auprès de ce public afin de prévenir l’isolement. »

Pendant le premier confinement nous avons toujours travaillé  sans masques au début comme l’ensemble des soignants, période très anxiogène aussi bien pour nous que pour les usagers. Avec des contraintes: l’obligation des attestations, les plannings modifiés donc plus d’attentes dans la journée. « Boulot dodo »

J’ai développé l’axe relationnel (lorsque cela était possible) : apporter  réconfort et empathie, écouter leurs angoisses parfois même leur détresse

Qu’attendons-nous? 

Mieux  reconnaître notre métier

Mieux valoriser nos carrières

Mieux nous rémunérer pour bâtir l’attractivité des ces filières.

Il aura fallu cette crise sanitaire pour s’apercevoir que nous existions….QUEL DOMMAGE…..Enfin ce sera peut-être le début d’une reconnaissance de notre profession.

A TOUTES LES SALARIES DE L’ASSAD ET DE FRANCE: D’INVISIBLES NOUS VOICI DEVENU DES DISCRETS HEROS ! 

BRAVO ET COURAGE POUR LA SUITE !

Marie GENARDHANIN, Auxiliaire de Vie Sociale (Tours Centre)

 « Bonjour, je suis Marie GENARDHANIN, Auxiliaire de vie Sociale depuis 18 ans.

Le confinement COVID-19 a été une période particulière, du jamais vécu au cours de ma carrière. Pendant cette période j’ai dû m’adapter rapidement aux divers bouleversements avec des réductions/suppressions de missions auprès des bénéficiaires, passer à des missions les plus essentielles en fonctions des besoins, prendre le relais des collègues sur le terrain qui, au vu des contraintes personnelles, n’ont pu être présentes. Nous avons dû redoubler d’attention auprès de personnes vulnérables et isolées afin de leur assurer les soins et services. J’ai dû soutenir moralement les personnes inquiètes de la durée et de l’incertitude du confinement, notamment pour celles et ceux qui ne pouvaient recevoir la visite de leur proches. Les familles étaient également rassurées de savoir que je continuais à être présente auprès de leurs parents. J’ai tout de même beaucoup apprécié le calme dans les rues, la nature et la patience des personnes lors de mes déplacements pour le travail.

Nous ne sommes pas sans connaître des moments d’épuisement professionnels et nous sommes là par « tous les temps » à apporter le meilleur de nous même, à nous investir en équipe afin de procurer un réconfort et de l’espoir aux personnes aidées.

Il fallu vivre cette pandémie mondiale 2019-2020… pour enfin entendre parler des Aides à Domicile par les Pouvoirs Publics, pour mettre en place des moyens techniques de protection. Nous sommes aussi exposé.(e).s à des pathologies graves dans le secteur du domicile et nous encourons des risques sanitaires, nous devons porter un masque, respecter des règles de distanciation…

Cela a été certes une avancée dans cette guerre sanitaire et comme il a été déjà dit par le passé, notre métier est un secteur d’avenir, c’est bien pour cela que nous suivons régulièrement des formations continues et j’apprécie d’accompagner des stagiaires dans le cadre de leur formation aux métiers d’Aide à Domicile. Alors, il me paraît nécessaire de revaloriser ma profession, à nous donner plus que jamais des moyens pour que cela continue à perdurer.

Dans cette crise sanitaire, notre implication au domicile des bénéficiaires a sans aucun doute réduit l’impact du virus car je n’ai eu à ce jour aucun cas de contamination parmi les personnes dont je m’occupe. Cela prouve, une fois de plus, que nous sommes complémentaires et essentiel.(le).s dans notre système de santé. »

Ninon Jacquet, Aide à Domicile  (Secteur Azay le Rideau)

Ninon, 36 ans, est une de nos #ESSentiELLES !

Elle est aide à domicile depuis 2 ans.

Son témoignage a pris la forme d’une magnifique bande dessinée…

 

VOIR LE TÉMOIGNAGE VISUEL DE NINON

Catherine COCHET, Auxiliaire de Vie Sociale  (Secteur Montlouis)

Catherine a 57 ans et est auxiliaire de Vie Sociale à l’ASSAD-HAD depuis 15 ans. #ESSentiELLES

Ophélie COURROUX, Aide à Domicile depuis 2 ans (Tours Centre)

« Bonjour, je m’appelle Ophélie, je travaille à l’ASSAD-HAD depuis 2 ans en tant qu’aide à domicile sur Tours Centre. Quand j’ai su que l’on pouvait témoigner, je n’ai pas hésité une seconde à parler de ce métier qui me tient à cœur car c’est le mien. Je savais que que ce métier était essentiel aux yeux de l’humanité, et c’est donc avec ce dévouement et ce courage que j’ai choisi d’exercer ce métier qui me passionne tant aujourd’hui.

En cette période difficile, je me suis engagée encore plus auprès de nos ainés, en me disant que quelque part, nous sommes leurs anges gardiens malgré cette situation globalement morose et incertaine : indispensables et responsables.  C’est satisfaisant d’entendre des personnes aidées ces petits mots qui nous réchauffent le cœur : « vous êtes courageuse, merci d’être là pour moi »; « votre présence m’apaise »; « heureusement que les aides à domicile existent, qu’est-ce qu’on ne ferait pas sans vous ! » Quand j’entends ça, je pense au reste du corps médical, malmené par cette situation sans précédent, pour arriver à une réflexion simple et pourtant si importante : à quel point nous sommes vitales aux yeux des plus vulnérables.  Il ne reste finalement qu’une chose à continuer à apporter à toutes ces personnes qui nous reçoivent chez eux chaque jour pour les aider et les soutenir dans leurs vies : notre humanité.

Merci à l’ASSAD-HAD de nous avoir offert cet espace pour témoigner de notre mission auprès de ces personnes fragiles. »

Corinne LEMARCHAND, Auxiliaire de Vie depuis 26 ans (Tours Nord)

Cette après-midi, je vais chez une personne qui a des problèmes cognitifs, elle n’a plus » toute sa tête ». Quand elle va m’ouvrir la porte, elle va me demander pourquoi j’arrive si tard, elle m’attendait plus tôt. Elle va me dire qu’elle attendait Corinne, j’enlèverais pour quelques secondes mon masque pour lui faire un « coucou c’est moi! »… mais elle ne va pas me reconnaître. Je vais lui demander si elle veut que je lui fasse des courses et je vais lui suggérer sa liste….Tiens ça fait longtemps que vous n’avez pas pris ça…. » Sinon il n’y aura pas de quoi manger pour la semaine, juste deux trois articles. Et puis je connais si bien ses goûts. Je vais la féliciter sur sa tenue, et lui parler coiffure, elle est si coquette. Peut-être sera-t-elle d’accord pour une douche … et si on en profitait pour remettre en forme vos cheveux avec un brushing? Elle sera belle !

Et puis, elle va se détendre, ressentir que je fais partie de la  » maison ». Je lui demanderais des petits coups de main, je serais tellement occupée que son aide me sera précieuse…Nous papoterons, elle se détendra. Non elle n’aura pas reconnu mon visage, mais nos habitudes de plusieurs années lui permettront d’être plus calme, plus sereine pendant un moment. 

Avoir du temps pour pouvoir les accompagner dignement, éviter le défilé d’AVS chez les personnes aidées pour avoir le temps de les connaitre …..Voilà ce qui devrait être le plus important….

 

Brigitte DUPUIS, Auxiliaire de Vie (Ste Maure de Touraine)

« Je m’appelle Brigitte DUPUIS, j’ai 57 ans, je suis auxiliaire de vie. Je suis rentrée à l’Assad en juillet 1998. Mon métier et le plaisir de m’occuper de personnes dépendantes me passionne toujours autant. Malheureusement, il n’existe dans ce domaine aucune reconnaissance salariale même après 22 ans d’ancienneté. Les salaires ne sont pas revalorisés au regard du travail effectué et de l’investissement personnel que nous y mettons. Le travail parfois pénible que nous faisons n’est pas non plus valorisé dans le cadre de nos compétences. Les déplacements avec nos véhicules personnels ne sont pas pris en compte à leur juste valeur et n’ont pas été revalorisés depuis longtemps. Le carburant augmente les frais d’entretiens chez nos garagistes aussi. »

Catherine Scouarnec, Aide à Domicile (secteur Tours Ouest)

Je suis Catherine Scouarnec, j’ai 55 ans et 30 ans d’aide à domicile.

L’aide à domicile qu’est ce c’est ?

Bien sûr une aide à l’entretien du logement ou de la maison, une aide à la personne (toilette), de l’entretien du linge.

Mais ce n’est pas tout.

Nous sommes le soutien, le réconfort moral, psychologique de la personne aidée.

Nous sommes le lien social, le lien pour des familles éloignées, par le travail ou autres.

Nous sommes les personnes qui encouragent l’autonomie de la personne aidée.

Nous sommes les personnes qui permettent le maintien à domicile.

Nous sommes les alarmes quand nous voyons un changement chez la personne aidée.

Nous sommes les travailleurs du week-end.

Nous sommes le dernier rempart avant la maison de retraite ou de l’EHPAD.

Que de multiples facettes devons-nous être, pour exercer notre métier ? et pourtant toujours pas reconnu ?

 

Céline André, Aide à Domicile (secteur Sud Est)

Bonjour je m’appelle Céline, j’ai 32 ans, cela fait 2 ans que je fais ce métier et j’adore mon métier, c’est avant tout un travail de polyvalence ou je suis amenée à faire aussi bien de l’aide à la toilette, des courses, des préparations de repas, de l’entretien de logement …. Mais surtout donner de la joie à nos bénéficiaires.Lorsque l’on arrive chez les bénéficiaires, et que on n’entend : « ah je vous attendais avec impatience ! » . C’est que l’on c’est que l’on met un peu de joie dans la vie de ses personne qui nous le rendent très bien à leur manière : des compliments, les écouter, évoquer leur histoire…

Durant la période de confinement, cela a été encore plus vrai car certaines personnes ne voyaient personne à part nous, donc ils nous attendaient encore plus que d’habitude. Je trouve que le métier que j’exerce n’est pas reconnu ; nous sommes très souvent pris pour la dernière roue du carrosse. Je donne beaucoup de ma personne pour mon métier et nous ne sommes pas assez reconnues, le salaire n’est pas à la hauteur de ce que l’on fait et les temps des interventions est très court chez certaines personnes… ce qui est très triste…Ce n’est pas que des toilettes, du ménage, des préparations de repas que l’on fait : nous sommes plus que ça auprès de nos aînés, nous sommes le lien social qu’ils n’ont plus. Pour rien au monde je ne changerais de métier mais j’aimerais que l’on soit reconnu à notre juste valeur

Aurélie MENON FALAISE, Responsable de Secteur (Tours Centre)

« Je m’appelle Aurélie MENON FALAISE, j’ai 45 ans et j’exerce le métier de Responsable de secteur à l’ASSAD-HAD depuis 17 ans sur un secteur de Tours.Mes missions sont variées et multiples. Elles oscillent entre le management de l’équipe d’Aides à Domicile, la planification et la gestion des absences des salariées et des usagers, l’évaluation des nouvelles demandes et le suivi des usagers, mais aussi tout l’aspect relationnel avec les familles, les partenaires et les autres services de l’ASSAD HAD tels que le SSIAD ou l’HAD par exemple, et encore bien d’autres missions  comme le tutorat, la formation, etc…Mais finalement le lien entre tout cela, ce sont les Aides à Domicile, élément clef du maintien à domicile, sans qui nombres de situations complexes ne pourraient se poursuivre à domicile.

La crise sanitaire a permis, malgré tout ce contexte difficile, de révéler ce métier si important et je peux souligner que mon équipe d’aide à domicile a relevé le défi haut la main. Elles sont présentes, volontaires, professionnelles depuis le début de la crise mais finalement comme elles l’ont toujours été avant cette crise.C’est un métier qu’il faut faire avec conviction et valeurs humaines, qui demande de l’autonomie, de la rigueur, et du professionnalisme .J’espère que cette crise sanitaire pourra faire en sorte de valoriser tous les métiers du maintien à domicile et ce de manière pérenne, et donner envie aux demandeurs d’emploi d’exercer ces métiers. »

Claude FORGET, Aide à Domicile

Je m’appelle Claude FORGET, j’ai 59 ans et je suis aide à domicile à l’ASSAD-HAD depuis 30 ans.

Mon métier, c’est avant tout de la polyvalence ! Je fais aussi bien de l’aide à la toilette, des papiers, des courses, de la préparation de repas, un petit coup de nettoyage…. Il faut savoir tout faire dans la maison et surtout prendre en compte l’état de la personne chez qui l’on intervient pour ne pas la bousculer. Lorsque l’on arrive chez les usagers, on entend souvent « voilà mon rayon de soleil qui arrive ! ». On est attendues avec impatience…

Cela a été encore plus vrai pendant la période du confinement car les personnes isolées chez qui j’intervenais ne recevaient plus de visite. Nous étions encore plus attendues que d’ordinaire !Le métier que j’exerce n’est pas reconnu sur le plan national.C’est un métier où l’on donne beaucoup de sa personne, et nous sommes mal reconnues, le salaire n’est pas à la hauteur et les temps d’intervention ont été réduits.Les personnes vulnérables chez qui j’interviens me disent souvent : « Heureusement que vous êtes là ! ». Ce serait bien que ce soit entendu par tous !

 

#ESSentiELLES :

MOIS DE L’ESS : Message vidéo de Pascal OREAL, Directeur de l’ASSAD-HAD 

04/12/2020

On prolonge le mois de l’Economie Sociale et Solidaire #ESS !
Pascal OREAL souhaite remercie l’ensemble des professionnels du domicile pour leur accompagnement au quotidien !